Vendre une entreprise : conclure la transaction

Vous avez effectué votre due diligence, l’acheteur est satisfait des résultats de ses recherches et vous êtes prêt à conclure la vente de votre entreprise. La prochaine étape consistera à rédiger le contrat de vente comportant les clauses qui auront été entendues entre vous et l’acheteur.

Votre comptable et votre avocat-fiscaliste vous ont aidé à structure votre entreprise et à planifier, réduire ou déférer les montants de taxes liés à la vente de votre entreprise, et maintenant c’est le moment d’avoir recours aux services d’un avocat spécialisé en transactions immobilières. Ce dernier devra préparer :

  • Une entente de non-concurrence, de formation et de transition;
  • Un billet à ordre pour le financement et un contrat de sûreté qui protégera ce financement;
  • Une convention d’achat-vente en accord avec l’entente et la structure.

S’il s’agit d’une vente par actions, vous pourriez avoir besoin d’une entente permettant d’entiercer les actions jusqu’à ce que le montant soit entièrement payé par l’acheteur.

L’acheteur aura sans doute besoin d’une marge de crédit et vous deviendrez un créditeur de second rang, derrière une institution financière. Vous aurez pris soin de déterminer le montant à débourser à la fin de la période de renvoi.

Assurez-vous que l’acheteur se procure une protection suffisante au financement que vous lui accorderez. Des assurances vie et pour maladie grave, une assurance immobilière, et une assurance dommages et responsabilité devraient faire partie des conditions de vente. L’acheteur devrait également se procurer une assurance sur votre personne pendant la période de formation et de transition.

Vous constaterez que, lorsque viendra le temps pour vous et votre courtier en entreprises de rencontrer votre avocat afin d’expliquer les conditions de la transaction, qu’un avocat spécialisé en transactions immobilières offrira un service plus rapide et moins coûteux. Votre courtier en entreprises pourra vous recommander un tel avocat. De manière générale, l’avocat du vendeur rédigera le document de garantie et celui de l’acheteur rédigera le document de vente, les ententes de formation et de transition et l’entente de non-concurrence. Chaque partie révisera les documents de l’autre, au nom de ses clients.

Le courtier en entreprises possède une excellente compréhension de la mentalité, des objectifs et des problèmes pouvant survenir pour les deux parties. Notre expérience nous dicte que si le vendeur insiste pour que les documents légaux soient consultés par les avocats, mais aussi par le courtier en entreprises, que ceci réduit la durée des négociations et les sources de conflits, et que la vente se conclue plus rapidement. Votre avocat ne parlera pas directement à l’acheteur et l’avocat de l’acheteur ne s’adressera pas à vous directement. C’est votre courtier en entreprises qui discutera avec les deux parties et qui pourra clarifier les positions de chacun et parvenir à une entente.

Vous devrez également avoir recours à votre comptable pendant le processus. Dans le cas d’une vente par actifs, il pourra vous aider à déterminer la répartition du prix d’achat. Assurez-vous que votre courtier en entreprises sera présent lors de ces discussions, car il sera aussi question de déterminer des compromis acceptables pour chacun.

Envisagez devoir effectuer des modifications

Dans le cas d’une vente par action, les états financiers de fin d’exercice et les déclarations de revenus devront être produits pour tenir compte du changement de propriétaire. Il y aura aussi des rajustements à apporter après la conclusion de la vente. Lors de la transaction finale, vous ne disposerez pas de toutes les factures pour les ventes de biens ou de services du mois précédent, possiblement des deux derniers mois. Rédigez les factures pour les travaux complétés et pour les ventes jusqu’à la date de clôture.

Vous devrez aussi dresser l’inventaire lors de la clôture, afin de déterminer ce qui est transféré à l’acheteur. Des problèmes liés à la valeur marchande du stock peuvent faire échouer une transaction, alors assurez-vous que votre courtier en entreprises et l’acheteur seront présents lors de la prise d’inventaire. Le courtier en entreprises pourra immédiatement trouver des solutions qui plairont aux deux parties.

Les rajustements d’après-vente devront être effectués dans les 60 jours suivant la date de clôture. Comme vous accorderez un prêt pour une partie du prix d’achat à l’acheteur, il ne sera pas nécessaire de placer des montants chez un tiers pour les rajustements.

Vous devrez prêter attention aux questions liées aux employés. Dans le cas d’une transaction par actions dans laquelle l’acheteur conserve tous les employés, vous ne devrez effectuer de rajustements que pour des éléments tels que les indemnités de congés. Cependant, qui sera responsable de donner l’avis de licenciement pour les employés qui seront congédiés? Par ailleurs, une vente par actifs exige que les employés soient licenciés. Généralement, les employés reçoivent une note de congédiement et une offre d’emploi au même moment. Vous ne voudrez cependant pas alerter vos employés au sujet de la vente tant que toutes les conditions de la vente auront été remplies. Après la date de clôture, vous voudrez organiser une réunion avec les employés pour leur présenter le nouveau propriétaire. Cette rencontre vous offrira l’occasion de rassurer les employés et de prévoir les valeurs et la culture d’entreprise qui guideront les opérations de l’entreprise.

Vous travaillerez de concert avec l’acheteur pour une période donnée, afin d’offrir une formation et pour faciliter la transition. Faites votre possible pour faciliter cette transition. Le succès de l’acheteur est la meilleure garantie qu’il pourra payer le crédit que vous lui avez accordé.

La majorité des ventes ne sont pas assujetties à la taxe provinciale, mais vous devrez tout de même remplir les documents appropriés après la vente. Votre avocat et votre comptable pourront vous aider. Comme vous êtes le propriétaire de l’entreprise, vous aurez déterminé, bien avant la vente, ce que vous désirez faire avec les revenus!

Ne prenez aucun engagement financier avant la clôture. Des ventes peuvent échouer à la dernière minute. Au tout début du processus, vous devriez consulter un conseiller en planification financière et en gestion du patrimoine. En fait, vous devriez élaborer un plan fiscal avant la mise en vente de votre entreprise.

Et lorsque vous aurez vendu votre entreprise, il sera temps de mettre en place la dernière partie du plan. Il sera temps de célébrer! Il vous aura fallu beaucoup de planification, d’efforts et de persévérance pour conclure la vente, et vous aurez réussi. Toutes nos félicitations!

Vendre une entreprise : due diligence, deuxième partie

Nous vendons 70 % des entreprises qui font confiance à Sunbelt. Ce pourcentage est beaucoup plus élevé que la moyenne de l’industrie.

Comment expliquer une telle différence? Le facteur clé tient à notre approche de la due diligence.

Rassemblez le matériel nécessaire le plus tôt possible

Pour le vendeur, ce processus commence bien avant l’acceptation d’une offre d’achat. Il devrait être entamé dès que vous réalisez que, d’une façon ou d’une autre, vous voulez vous départir votre entreprise. Comme le déroulement inclura la due diligence de la part de l’acheteur, il est important de tout organiser à l’avance. Le principal travail comprend la mise à jour de tous les documents, à partir des manuels de sécurité au travail au système opérationnel, aux procédures d’embauche et de mise à pied, aux manuels de formation, et ainsi de suite.

Il sera important d’effectuer la mise à jour des états financiers, afin qu’un acheteur potentiel puisse avoir confiance en votre système de contrôle et vos rapports. Votre comptable pourra vous aider avec cette tâche.

De plus, vous devez prendre les décisions requises pour votre structure fiscale, et ce dès maintenant, sans attendre de recevoir une offre que vous voudrez accepter. Une planification élaborée au tout début du processus est essentielle pour assurer une vente fiscalement efficace.

Une convention d’actionnaires ou de partenariat devrait aussi être mise en place, afin d’assurer qu’un ensemble de règles guidera les propriétaires quand viendra le temps de décider de vendre, à quel moment et à quel prix.

Il est aussi important de protéger votre propriété intellectuelle.

Atteindre les objectifs : les actionnaires

Nous offrons une formation, aux propriétaires d’entreprise, au sujet de la due diligence, dès le début du processus de la mise en marché et commençons à rassembler le matériel qui sera nécessaire. Nous travaillons ensuite avec le vendeur et ses conseillers, afin de mettre à jour les documents, bien avant qu’ils soient requis. Ceci diminue substantiellement les risques, car 50 % des ventes échouent lors de due diligence. Cette étape participe largement à notre grand pourcentage de réussite.

Soyez prêt. Les acheteurs ont une peur incommensurable des vices cachés. Si certaines données ne sont pas à jour ou se révèlent incorrectes, l’acheteur pourra juger qu’il ne peut faire confiance à rien.

Votre courtier en entreprises pourra identifier les problèmes, lors de la compilation du matériel qui sera divulgué pour la due diligence, et ceux-ci pourront être rectifiés. De plus, en travaillant dès le départ avec votre comptable, votre avocat et tout autre professionnel, vous épargnerez des coûts additionnels en évitant de possibles situations d’urgence.

Un coach en entreprises peut également vous épauler pendant le processus, afin de rendre votre entreprise plus attrayante sur le marché. Ceci comporte un second avantage : les mêmes décisions qui rendront votre entreprise plus alléchante accroitront également sa productivité, établissant ainsi un plus long historique de solides résultats financiers.

Valider l’acheteur

Lors du processus de due diligence, nous recommandons que vous exerciez votre propre due diligence envers l’acheteur. Vos conseillers professionnels pourront vous aider avec ceci. Une vérification des antécédents, une enquête sur les ressources financières, une conversation avec des personnes ayant travaillé avec l’acheteur ou des propriétaires d’entreprises qu’il a acquises, la vérification des actifs, du statut légal (casier judiciaire ou poursuites judiciaires antérieures) et une évaluation des intentions et du style de gestion suggéré revêtent une grande importance.

Vous prêterez une partie de la somme de la vente. Vous voudrez donc vous assurer que votre entreprise demeure florissante et que vos employés, clients et distributeurs seront bien traités. Vous voudrez probablement travailler aux côtés de l’acheteur pour un certain temps après la conclusion de la vente : est-ce une personne avec laquelle vous et vos employés seriez heureux de travailler?

Votre courtier en entreprises peut vous aider à prendre les décisions les plus sages. Il, ou elle, vous avertira des informations que l’acheteur aura apprises lors de la due diligence et qu’il pourrait utiliser pour réduire le prix de vente, pour étirer les échéances, ou autres conditions. Vous devrez être prêt à vous retirer des négociations, et vous devrez éviter de prendre des engagements qui reposeraient sur la vente de votre entreprise, du moins pas avant que la vente ne soit effectivement conclue et que le chèque ait été encaissé.

Vendre une entreprise : qu’est-ce que la due diligence et quelle est son utilité pour les vendeurs et les acheteurs?

Vous avez accepté une offre d’achat. Les deux parties doivent maintenant effectuer des vérifications raisonnables,  afin de s’assurer que tous les éléments du contrat ont été bien représentés.

Vérifier les détails : l’acheteur

Vous avez déjà préparé, avec l’aide de votre courtier en entreprise, la majorité du matériel que l’acheteur voudra consulter. Quelques items devront être mis à jour, afin de refléter les plus récentes modifications.

L’acheteur voudra vérifier les processus opérationnels et les politiques et les systèmes de fonctionnement de votre entreprise. Il voudra examiner le système de paie, les descriptions des emplois, les programmes de formation et leurs procédures, les politiques en matière de sécurité au travail et leurs procédures, l’organisation du travail et les processus, les systèmes et leurs manuels, et les politiques et programmes en matières opérationnelles et des ressources humaines. Il voudra en connaître plus sur les employés : leurs rangs, compétences, responsabilités, historiques de travail, salaires, etc.

L’acheteur, ou son conseiller financier, voudra examiner les finances de l’entreprise, incluant la documentation telle que les relevés et les rapprochements bancaires, le registre de chèques, les achats et les revenus mensuels et annuels. S’il s’agit d’une vente par actions, il voudra examiner les déclarations de revenus.

Il voudra aussi jeter un coup d’œil aux déclarations pour la TVH (taxe de vente harmonisée). Il voudra probablement rencontrer votre comptable, afin de bien comprendre votre système comptable, les politiques et l’historique financier de l’entreprise.

Il voudra effectuer une étude de marché, afin de vérifier si la loyauté des clients dont vous aurez discuté est vérifiable. Ceci pourrait inclure une enquête auprès des clients, la rencontre de clients clés représentant une portion substantielle de vos revenus.

Il voudra rencontrer le propriétaire, afin de s’assurer que le bail et les conditions sont effectivement ceux dont vous aurez discuté, ou il voudra peut-être vérifier que l’édifice respecte les normes structurales et légales en vigueur selon le zonage.

Il pourrait vouloir faire appel à des experts, afin d’inspecter la machinerie et l’équipement.

Toutes les étapes mentionnées précédemment demandent beaucoup de temps et peuvent être fastidieuses. Si vous étiez à la place de l’acheteur, qui est possiblement sur le point d’investir toutes ses économies personnelles et d’engager l’avenir de sa famille, vous comprenez que c’est une étape nécessaire. L’acheteur ne veut pas se tromper. Il est déchiré entre la peur de commettre une grave erreur et l’excitation quant à une possible nouvelle carrière comme propriétaire de votre entreprise.

Vérifier les détails : le vendeur

De votre côté, vous êtes probablement excité à l’idée de vendre votre entreprise, mais craintif relativement à votre propre avenir. Vous disposerez d’assez des ressources, que ce soit pour acheter une plus grande entreprise, prendre votre retraire, voyager, prendre soin de votre famille, ou demeurer actif au sein de l’entreprise, mais avec moins de responsabilités?

Vous voudrez vous assurer que l’acheteur sera en mesure de bien faire fonctionner votre entreprise et qu’il s’occupera bien des employés et des clients. Vous voudrez être certain qu’il pourra rembourser le prêt que vous lui aurez consenti, alors vous devrez faire examiner les informations concernant l’acheteur autant qu’il fera enquête sur vous et votre entreprise. Comme vous prêterez probablement une partie du prix d’achat à l’acheteur, vous devriez faire due diligence comme si vous étiez une institution financière. Effectuez une enquête de crédit, examinez les références et discutez avec des personnes qui connaissent l’acheteur et son histoire. Si l’acheteur a déjà possédé d’autres entreprises, discutez avec les anciens propriétaires.

Trop souvent, la due diligence ne semble que concerner l’acheteur et sa responsabilité de vérifier les caractéristiques de l’entreprise qu’il s’apprête à acquérir. La due diligence devrait être effectuée par les deux parties.

Votre courtier en entreprises vous aidera, ainsi que l’acheteur, à déterminer quel niveau de due diligence est requis, et planifiera une rencontre qui permettra de confirmer le rôle des conseillers et le matériel qui devra être fourni. Nous recommandons que le comptable du vendeur et que le conseiller financier de l’acheteur soient présents, car ils pourront participer à la structuration de la transaction et devront fournir les documents qui serviront à la due diligence.

Lorsque les détails fiscaux, opérationnels, l’étude de marché et les ressources humaines auront été examinés, les avocats spécialistes en taxation et transactions pourront entreprendre leur due diligence, tout en cherchant à développer une structure qui plaira aux deux parties. Ces avocats rédigeront les documents qui serviront à la mise en œuvre de l’accord. Ils entameront aussi la recherche concernant de possibles dettes non révélées et s’assureront que les rapports et registres des procès-verbaux sont à jour.

Nous recommandons fortement le recours à un spécialiste pour ce type de travail. Pas un avocat qui se spécialise dans les transactions immobilières, le droit criminel ou le droit commercial. Les avocats spécialistes de la fiscalité et de la vente d’entreprises, par expérience, possèdent les documents légaux et connaissent les structures les plus appropriées. Nous favorisons les avocats travaillant au sein de plus petites firmes, car la majorité de nos clients désirent éviter de débourser une large somme pour ces services, des coûts pouvant être très élevés dans les plus grandes firmes. Nous recommandons également de demander à votre comptable et votre avocat une évaluation des frais avant d’entamer la due diligence ou la clôture des négociations.

Vendre une entreprise : la négociation à la suite d’une offre d’achat

Dans la majorité des cas, la première offre que vous recevez de la part d’un acheteur potentiel ne constitue pas la meilleure offre. C’est leur première offre. Le prix, les conditions, les dates limites, les délais pour la due diligence, les éléments inclus ou exclus sont tous négociables.

Il est important de déléguer les négociations à votre courtier en entreprise, car lorsque la vente sera conclue, vous devrez être en bons termes avec l’acheteur. Vous devrez probablement lui fournir une période de formation et il existe de fortes chances que vous lui prêtiez une partie du prix d’achat. Vous pourriez même être appelé à travailler avec l’acheteur pendant une période donnée. Il faut considérer que l’acheteur fait l’acquisition d’une entreprise sans avoir accès aux états financiers vérifiés, et même s’il doit effectuer une due diligence, il effectue son achat en vous faisant confiance, une confiance que vous aurez développée lors de l’étape d’exploration.

Les négociations mettent en jeu des objectifs contradictoires et parfois difficiles, et cette étape peut se révéler très émotive : votre entreprise est possiblement votre actif le plus précieux, et l’acheteur peut être sur le point de tout sacrifier pour effectuer cet achat.

Votre courtier en entreprises possède une formation et une expérience de la négociation que vous ne possédez peut-être pas. Il peut vous aider à atteindre vos objectifs et ceux de l’acheteur, car il comprend les deux. La vente, pour être conclue, doit satisfaire aux deux parties.

Ceci ne signifie pas vous ne pouvez coopérer à la rédaction d’une contre-offre. Vous devriez cependant garder en tête que la vente doit être acceptable pour les deux parties.

Déterminez vos objectifs et la meilleure alternative

L’un de vos objectifs est de minimiser les risques, et un autre consiste à réduire le montant de taxes à payer lors de la transaction. Plusieurs vendeurs oublient d’exiger de l’acheteur qu’il se procure une assurance-vie et pour les maladies graves, évitant ainsi que ce dernier ne puisse rembourser le montant que lui a prêté le vendeur s’il est malade ou s’il décède. Vous devez inclure une telle condition dans votre contre-offre.

Vous devez également inclure les détails concernant la structuration de la vente, afin de réduire le montant des taxes qui seront exigées lors de la transaction, et indiquer quelles sont les sûretés que vous revendiquez pour le prêt que vous consentirez à l’acheteur. Si aucune institution financière n’est partie à la transaction, il est raisonnable d’exiger une créance de premier rang sur les actifs de l’entreprise et il est permis d’exiger qu’un niveau de marchandises minimum soit maintenu.

S’il s’agit d’une vente par actions, vous pouvez vous attendre à ce que les actions soient entiercées jusqu’à ce que le montant soit entièrement remboursé. Des états financiers devront être fournis à intervalles réguliers et vous devriez insister pour que l’acheteur vous offre une garantie personnelle. Il est déraisonnable d’exiger une hypothèque sur la propriété de l’acheteur ou sur des actifs qui n’ont aucun lien avec l’entreprise qu’il désire acheter.

Il est moins risqué de prêter 50 % du prix d’achat à l’acheteur et d’exiger une créance de premier rang que de prêter 30 % du prix d’achat et de posséder une créance de second rang derrière celle accordée à une institution financière. Un contrat de sûreté et un titre nominatif en conformité avec la Loi sur les sûretés mobilières devraient également faire partie de la garantie de prêt.

Même si les deux parties arrivent à une entente, le travail n’est pas terminé. Ne prenez aucun engagement en fonction de la conclusion de la vente. Vous devez tout d’abord faire due diligence et le chèque doit être encaissé. Plusieurs ventes sont stoppées à l’étape de la due diligence : un propriétaire peut avoir des attentes déraisonnables; un conseiller peut avoir un point de vue négatif; un franchiseur peut ne pas approuver l’acheteur; le financement par une tierce partie peut être refusé; vous pouvez changer d’idée. Souvenez-vous que l’offre n’est pas contraignante.

Pendant les négociations, souvenez-vous de l’alternative meilleure à la négociation (Best Alternative to a Negotiated Agreement ou BATNA). Vous devriez déterminer cette alternative avant le début des négociations. Une option pourrait consister à conserver votre entreprise ou à espérer qu’un autre acheteur se manifeste. Il arrive que nous organisions des encans avec plusieurs acheteurs, afin d’obtenir la meilleure offre possible.

Vous devez évaluer la probabilité que l’acheteur conclue la vente si vous réussissez à négocier une entente qui est convenable pour les deux parties. Si vous rejetez une offre, vous avez, en fait, acheté votre propre entreprise à ce montant et dans ces conditions.

Vous pouvez faire confiance à l’aide et aux conseils de votre courtier en entreprises. Il vous aidera tout au long des négociations, mais c’est à vous de prendre la décision finale. Pas votre comptable, votre conseiller juridique, ni même votre famille ou vos amis. Vous devez prendre une décision qui fonctionne pour vous.

Vendre une entreprise : l’offre

Nous avons préparé et valorisé votre entreprise qui est fin prête pour la mise en vente, restructuré et établi un plan fiscal, réglé les assurances, planifié votre vie après la vente, élaboré un plan financier personnel avec l’aide de spécialistes en gestion de patrimoine et des conseillers en investissements, préparé un plan marketing pour la promotion de l’entreprise et rencontré des acheteurs potentiels.

Et maintenant, nous avons une offre d’achat pour votre entreprise. L’offre est un document complexe et votre courtier en entreprises vous aidera à bien le comprendre.

Quelle que soit sa forme – une offre d’achat, une lettre d’intention ou un protocole d’entente – l’offre doit être datée et signée, prévoir une date limite de réponse et exiger le respect de la confidentialité de la part des deux parties. L’offre inclut :

  • Le prix et les conditions que l’acheteur est prêt à offrir;
  • Une date de conclusion et les conditions qui doivent être réunies avant la conclusion de la vente (et possiblement celles qui doivent être remplies après la vente);
  • Les modalités et le moment du versement du prix d’achat, et les conditions s’y rattachant;
  • La liste des responsabilités du vendeur après la conclusion de la vente, par exemple, la formation de l’acheteur et la possibilité pour le vendeur de travailler au sein de l’entreprise.

L’offre peut déterminer un délai pour la due diligence et peut exiger l’exclusivité pendant cette période.

L’offre doit clairement identifier ce qui est acheté et ce qui est exclu. Si l’entreprise est vendue alors qu’elle est toujours en activité, le document doit indiquer s’il s’agit d’une offre d’achat pour les actions de la compagnie qui possède l’entreprise, incluant la propriété intellectuelle.

Le document peut également identifier les besoins quant à la rétention ou à la mise à pied des membres clé du personnel, du montant, le cas échéant, du fonds de roulement qui est inclus dans la vente, et les modalités de paiement des créditeurs et des débiteurs.

L’offre est habituellement non contraignante, sauf en ce qui concerne la confidentialité, et peut, prévoir une certaine exclusivité. La rédaction de ces offres non contraignantes pour les deux parties jusqu’à la conclusion de la vente évite à celles-ci de se sentir prises au piège.

L’offre est souvent accompagnée d’un montant d’argent qui est conservé par le courtier en entreprises jusqu’au moment où la vente est conclue ou a échoué. En Ontario, le courtier d’entreprises doit être un agent immobilier agréé et le fonds fiduciaire est garanti par la province. C’est également le cas dans les autres provinces canadiennes. Si ce n’est pas le cas, ou si le courtier en entreprises n’est pas un agent immobilier agréé, l’acompte est généralement conservé par un notaire ou un avocat qui participe au dossier. Dans un tel cas, l’acompte doit être accompagné d’un contrat d’entiercement stipulant que l’acompte sera redonné à l’acheteur si la transaction n’est pas conclue et doit mentionner les modalités de remboursement.

Dans la plupart des cas, nous effectuons un dépôt remboursable pour toute raison empêchant la conclusion de la transaction. Ceci encourage l’acheteur à faire ce grand pas.

Négocier avec un courtier en entreprises

Une offre, c’est une offre. À titre de vendeur, vous devrez évaluer l’offre et ses conditions, et votre courtier en entreprises pourra vous offrir ses conseils et suggestions.

Nous recommandons qu’une offre comprenne une clause déterminant que celle-ci est conditionnelle à la structuration de la transaction et à l’élaboration d’une convention d’achat-vente satisfaisant les deux parties et leurs conseillers juridiques. Ceci permettra aux deux parties de négocier par l’entremise de leur courtier en entreprises et d’obtenir des conditions acceptables pour les deux parties sans avoir à débourser des sommes supplémentaires pour les services de conseillers juridiques jusqu’à due diligence et à la conclusion de la vente.

Ces négociations devraient toujours passer par les courtiers en entreprises, ce qui permet au vendeur et à l’acheteur de conserver de bonnes relations. Ils devront travailler ensemble à la suite de la vente, afin de veiller à la formation et à une transition harmonieuse. L’acheteur effectue généralement son achat à partir des états financiers non vérifiés et le vendeur, typiquement, prêtera une partie du prix d’achat à l’acheteur. Ils doivent donc se respecter et avoir confiance l’un envers l’autre, un objectif difficilement atteignable s’ils négociaient directement.

Gardez en tête que l’acceptation d’une offre d’achat négociée ne constitue pas une vente. Des ententes peuvent tomber à l’étape de la due diligence ou lors de subséquentes négociations au sujet de la structuration de la vente. Il arrive qu’un locateur, qu’un franchiseur ou qu’une institution financière fasse échouer la vente. Il arrive que des avocats placent l’accent sur les risques et les problèmes, et non sur les solutions.

L’acceptation d’une offre signifie que vous êtes à mi-chemin. Appuyez-vous sur la compétence de votre courtier en entreprises pour vous accompagner jusqu’à la conclusion de la vente. Il travaillera avec vos conseillers financiers et professionnels, et ceux de l’acheteur, afin de trouver les solutions aux problèmes qui surviendront. Il faut de la persévérance et ceci ne garantit pas la conclusion de la transaction. C’est pour cette raison que votre courtier en entreprises continue à promouvoir votre entreprise pendant le processus. Si la vente échoue, d’autres acheteurs, avec d’autres offres, se manifesteront.

Chez votre courtier d’entreprise – à suivre

Pour cette édition, devions discuter de la due diligence, et vous ne voudrez pas rater cet article. Toutes les personnes participant à cette table ronde offriront d’importantes recommandations, mais vous devrez patienter une autre semaine avant de les retrouver, sur le site www.SunbeltCanada.com, alors que nous y publierons les prochains articles de la série.

Notre entente avec the Ottawa Business Journal n’était que d’une année, et celle-ci s’est déjà écoulée depuis le début de notre série d’articles! J’ai pris grand plaisir à rédiger ceux-ci et, selon les rétroactions de la part de plusieurs propriétaires d’entreprises qui ont communiqué avec moi, il semble que la série ait été très populaire et utile.

Nous fournirons plusieurs autres astuces pour les propriétaires d’entreprises, et nous n’avons pas encore entamé la portion relative à l’achat d’entreprise! Nous avons donc pris la décision de poursuivre la rédaction d’articles, qui seront dorénavant disponibles sur le site Web de Sunbelt Canada. Nous ajouterons un nouvel article toutes les deux semaines. À partir du 12 septembre, vous pourrez les consulter en passant par la page « Ressources Sunbelt Canada » où vous retrouverez un lien intitulé « Chez votre courtier d’entreprise ». Vous pouvez également vous inscrire à notre liste d’envoi, afin de recevoir un courrier électronique vous avisant de la disponibilité d’un nouvel article. Vous y trouverez le lien pour ajouter votre nom à cette liste. Lire la suite

Vendre une entreprise : la rencontre acheteur-vendeur

Votre entreprise a attiré l’attention d’un acheteur potentiel? Êtes-vous prêt à le rencontrer? Savez-vous à quel endroit le rencontrer et à quel moment? Savez-vous quelle est l’information que vous voudrez partager avec l’acheteur, et quelles informations vous ne voudrez pas divulguer? Quelles questions poserez-vous à l’acheteur? Combien d’acheteurs potentiels devrez-vous rencontrer, afin de recevoir une offre d’achat?

La première rencontre devrait se dérouler après les heures d’ouverture, lorsque les employés sont absents, et c’est à ce moment que vous pourrez faire visiter l’entreprise à l’acheteur potentiel et lui expliquer votre mode d’opération. L’objectif de cette rencontre est de permettre à l’acheteur potentiel de bien discuter de vos finances, vos employés, vos fournisseurs, votre marché et tous les autres aspects de votre entreprise. Suite à la rencontre, l’acheteur pourra consulter le Profil confidentiel d’entreprise, afin de préparer une offre d’achat qui sera confidentielle.  Avant d’en arriver à cette étape, l’acheteur potentiel doit « tomber en amour » avec l’idée d’acquérir votre entreprise et il doit avoir confiance en sa capacité d’atteindre ses objectifs personnels tout en respectant ses aspirations quant à son style de vie. Lire la suite